L'IA n’est-elle pas la goutte qui fait déborder le vase (êtes vous accro au numérique) ?
Pourquoi reprendre le contrôle de son usage numérique ?
A moins que ça ne soit la problématique de la souveraineté numérique qui semble être sortie de nulle part à l’occasion des sorties de Donald Trump … “et si demain nous n’avions plus accès à tous ces services que nous vendent les US ?” … mais ne commençons nous pas à subir un “trop plein numérique” ? Personnellement, êtes vous à l’aise avec ces démarches qui passent toutes par un ordinateur ou votre smartphone ? N’avez-vous pas envie de déconnecter… bon commander en ligne c’est facile, mais entrer une xième fois son log in et son mot de passe pour écouter sa musique ou acheter son billet de train … ça vous parle ?
Ce n’est pas une question de technophobie ni de nostalgie. Reprendre le contrôle de son usage numérique peut se justifier par des raisons très différentes et concrètes, parfois même multidimensionnelles, et qui concernent chacun — individu, professionnel ou organisation.
Nos données nous définissent — et nous échappent
À chaque clic, chaque like, chaque paiement en ligne, nous laissons des traces qui, mises bout à bout, dessinent un portrait extrêmement précis de ce que nous sommes. Ces informations ne sont pas neutres : elles sont -pour la plupart- exploitées à des fins commerciales, parfois politiques, et constituent une exposition indirecte potentielle de notre vie privée et de notre réputation. Perdre le contrôle de ses données, ce n’est pas seulement recevoir des publicités ciblées de plus — c’est aussi, potentiellement, exposer sa sécurité à des menaces bien réelles et en chaîne.
Le cadre juridique existe désormais pourtant en Europe : ainsi, le RGPD reconnaît-il à chaque citoyen européen des droits d’accès, de rectification, d’effacement et de portabilité de ses données personnelles. Mais, souvent, sans conscience de ces droits ni outils pour les exercer, ils restent lettre morte.
L'attention est une ressource pillée #numérique #digital Les plateformes numériques ne sont pas non plus des espaces neutres : elles sont conçues pour maximiser le temps passé, mais pas pour servir l'utilisateur...
Gérald Trokart Tweet

L’attention est une ressource pillée
Les plateformes numériques ne sont pas non plus des espaces neutres : elles sont conçues pour maximiser le temps passé, mais pas pour servir l’utilisateur…
Notifications, scroll infini, recommandations algorithmiques — chaque mécanisme vise à court-circuiter notre capacité de décision consciente. Ce détournement de l’attention a des effets documentés sur la concentration, la qualité du sommeil, et la santé mentale, en particulier chez les jeunes.
Reprendre le contrôle, c’est donc aussi reprendre la maîtrise de son temps — une ressource non renouvelable que les géants du numérique monétisent à notre détriment. Déjà au temps où la télévision concentrait un maximum l’attention que nous laissions aux médias, un des dirigeants de TF1, Patrick Lelay, indiquait sans complexe que le travail de la chaîne consistait à « vendre du “temps de cerveau” au grandes marques ».
Pour les entreprises, un enjeu stratégique
Pour les entreprises et les professionnels, la question va au-delà du confort personnel.
En effet, une organisation qui ne peut plus fonctionner sans un outil cloud, un logiciel SaaS ou une plateforme tierce a progressivement externalisé une partie de sa capacité décisionnelle. Si le fournisseur change ses tarifs, ses conditions d’utilisation ou cesse son activité, c’est la continuité opérationnelle qui est menacée.
Or, l’actualité nous le rappelle crûment : la sécurité numérique n’est plus un sujet purement informatique : c’est un levier stratégique de résilience et de continuité d’activité pour chaque entreprise
Un enjeu environnemental sous-estimé
L’usage numérique a aussi une empreinte physique. Le numérique représente aujourd’hui 3 à 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et cette part pourrait tripler d’ici 2050 sans changement de trajectoire. Les équipements des utilisateurs représentent à eux seuls 79% de cette empreinte — dont 80% concentrés sur la phase de fabrication. Chaque achat inutile d’un nouvel appareil, chaque application en arrière-plan, chaque vidéo streamée en 4K a un coût carbone réel et la multiplication de l’usage de la vidéo dans le champs numérique aggrave ce point tous les jours.[arcep] Et l’IA? sollicitée à tour de bras, en lieu et place des classiques moteurs de recherches, parce que c’est plus facile et plus fun … est-on bien conscient de son impact environnemental ?
Réduire et rationaliser ses usages numériques, c’est donc aussi un geste écologique concret.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Souhaitez-vous récupérer un peu de votre liberté face au numérique ? Ou en être vous ? ëtes vous un consommateur addictif ?


















