Dark Light
Les gens de radio sont exceptionnels : quel que soit leur état d’âme, ils sont capables de ne jamais trahir cette grande règle qui rend ce média si particulier : sourire s’entend.

Je l’avais tant entendue cette voix, ancrée dans sa région, qu’il m’a été tout naturel de la contacter… c’était aux alentours de 2004-2005. Je me souviens que j’avais invité Michel Vincent dans un restaurant qui proposait des plats qui sentaient bon le terroir… le début d’une expérience.

A la tête de l’Office des Produits Wallons depuis peu, j’avais planifié de fournir de la matière aux médias… les capsules en télévision suivraient, sur la RTBF et sur TV5 ensuite.

Avec Philippe Labalue, Charles Labalue et Michel Vincent, aux 50 ans de la Fédération Thermale de Belgique.

Je proposais donc à Michel d’écrire des billets… les tiroirs de l’OPW étaient remplis d’adresses, de recettes, d’anecdotes. Et la Province de Liège n’était pas en reste en matière de production agro-alimenaire avec, comme locomotives, le Plateau de Herve et la Hesbaye. A l’époque, on comptait aussi une quarantaine de confréries. La plupart d’entre-elles mettaient en exergue une recette, un produit… je pense que Michel les connaît toutes par coeur.

Mais, à l’époque, plus que des billets, c’est des voix que Michel cherchait. La mode des chroniqueurs pointait son nez et, aux manettes de Liège matin, les variations de rythmes, de tons et de voix étaient la meilleure arme contre le zapping radio.

Et si tu les lisais toi, ces billets ? Pourquoi pas !?

Michel Vincent

Et si tu les lisais toi, ces billets ? Pourquoi pas !?” La proposition surgit de nulle part, comme un challenge. Par chance, j’avais pris quelques cours de théâtre avec Patrick Donnay … mais là … entre les radios libre de ma jeunesse et la grande maison … J’acceptais, pour un bout d’essai qui allait durer plusieurs années. Un billet qui allait devenir quotidien puis s’exporter sur d’autres fréquences de Vivacité : Namur avec Caroline Martin, puis le réseau… cette expérience de la radio, que je dois à Michel m’a poussé jusqu’à Mons où j’ai remplacé Candice Kother à trois reprises dans son émission du samedi matin sur Vivacité, aux côtés de Steve Delaunoy.

Sur Vivacité, avec Steve Delaunoy et Candice Kother, dans les studios de Vivacité à Mons

Les gens de radio sont exceptionnels : quel que soit leur état d'âme, ils sont capables de ne jamais trahir cette grande règle qui rend ce média si particulier : sourire s'entend. Click To Tweet

J’ai découvert un professionnel ouvert, bienveillant, toujours à l’écoute de ses invités, avec un don pour mettre à l’honneur celui à qui il ouvrait son micro.

Un animateur toujours survolté, toujours au taquet, avec un débit impressionnant. Les gens de radio sont exceptionnels. Rendez vous compte : quel que soit leur état d’âme, ils sont capables de ne jamais trahir cette grande règle qui rend ce média si particulier : sourire s’entend. A force de mettre de côté leur état d’âme pour se concentrer sur leur mission radiophonique, ils en tirent parfois une philosophie qui leur est propre. C’est le cas, par exemple de Marc Vossen, qui n’est plus à l’antenne aujourd’hui mais qui est souvent cité en exemple pour son management à la tête du groupe “Nostalgie/Chérie FM/NRJ“.

Michel, lui, a emmagasiné des souvenirs depuis le poste d’observation qu’est ce micro qu’il balade depuis si longtemps, en province de Liège essentiellement, mais aussi dans les allées de la Foire Agricole de Libramont…

Michel a pu s’appuyer sur une équipe de techniciens compétents et sympathiques qui participait évidemment à la bonne ambiance de l’émission. J’ai d’ailleurs eu le plaisir d’y emmener mon petit-fils qui a eu l’honneur de s’installer “sous le casque“.

Le secret de Michel Vincent ?

Je ne peux terminer ce souvenir sans vous révéler, peut-être son secret de longévité ou peut-être est-ce son truc pour soutenir ce débit si particulier qui est sa marque de fabrique… Michel amenait avec lui à la radio, un style d’attaché-case /porte documents du style de ceux utilisés par les commandants de bord des avions, large et haut, ils y casent leur farde avec leur documents de vol.

Chez Michel , c’est un thermo qui s’y trouvait, avec … de l’eau chaude et “quelque chose dedans” . Oui, c’est ainsi qu’il m’a expliqué qu’Irene, sa moitié, lui préparait une boisson chaude, façon tisane, extrait de plantes, qu’il ne savait pas toujours le choix des plantes … surement pas de la Camomille…

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related Posts

Utiliser la donnée locale pour soutenir la Dynamique Commerciale 6/6

Des outils de fidélisation, comme la carte connectée “Joyn”, par exemple, permettent également de percevoir des données sur la dynamique commerciale d’un territoire. A un point tel que cela pourrait justifier de l’amorçage du système au frais de la localité qui pourrait tirer de précieux enseignements de sa mise en place.